[Challenge] Bilan du Nanowrimo #1

Hello !

Il y a quelques mois, en Novembre, j’ai participé à un challenge d’écriture : le Nanowrimo. J’ai hésité pendant un moment avant d’en parler ici, car c’est un projet personnel, mais j’ai eu des questions sur le sujet et j’espère que cet article vous plaira. Si l’envie d’écrire vous démange, lisez la suite:

  •  Qu’est ce que le Nanowrimo ?

Le Nanowrimo (= National Novel Writing Month) est  un challenge d’écriture se déroulant tout le mois de Novembre. Il est né aux USA, depuis plusieurs années, le challenge s’est étendu au monde entier. Le but est d’écrire pendant 30 jours, pour atteindre les 50 000 mots écrits; soit environ 1660 mots par jour.

Sur le site, on doit s’inscrire pour entrer son nombre de mots et voir son avancée dans le challenge. Le site est en anglais, mais simple d’utilisation. Il y a un forum en français, un groupe Facebook; il y a également des séances d’écritures organisés près de chez vous dans des cafés. L’occasion de rencontrer d’autres participants, trouver du soutien.

Pour l’écriture, vous êtes libres d’écrire dans le genre de votre choix ( romance, SF, Fantasy, historique…); le format ( romans, essais…). L’important est d’écrire pour atteindre l’objectif.

  • Pourquoi j’ai participé ?

J’ai toujours aimé écrire; le format du blog me plaît pour ça, mais j’aime aussi inventer des histoires. Enfant, je voulais être écrivaine de thrillers , quand tout le monde rêvait d’être la prochaine J.K. Rowling. J’aime les histoires qui font frissonner!

En grandissant, j’ai laissé cette idée de côté, je n’ai plus pris le temps d’écrire. J’observe avec admiration ses filles qui se lancent dans l’écriture, publient leur livre. Puis un jour, une de mes copines ( coucou Aurore!) m’a proposé de participer à ce challenge. Au début, j’avoue avoir eu peur : j’avais zéro idée, je ne pensais pas être capable d’écrire. Puis finalement, j’ai eu une idée et ce projet d’écrire est sur ma bucket list. C’était le bon moment pour y participer!

  • Mon organisation

C’était ma 1ère participation, je souhaitais me préparer un minimum. Je craignais le symptôme de la page blanche. Quelques semaines de préparation avant le lancement du Nano, j’ai regardé Youtube avec des vidéos conseils pour le Nanowrimo , les tutos d’écriture de Samantha Bailly. Ses vidéos ont de bons conseils pour aider à débuter son roman.

Chaque participant s’organise comme il veut : certains planifient leur histoire de A à Z ( on les appelle les  » Planner ») , ou d’autres ont le squelette de leur histoire et développent au fur et à mesure (  » les Pantser »).  Je suis dans la 2ème catégorie : j’ai la structure de mon histoire, mes personnages et je brode autour; j’ai une vague idée de la fin mais elle peut totalement changer.

Pour être dans les bonnes conditions, j’avais acheté un carnet pour noter mes idées, le profil de mes personnages, l’avancée dans mon challenge. Les pages se sont noircies au fur et à mesure, je griffonnais car mon histoire évoluait au fur et à mesure. C’était mon indispensable, comme un pense-bête. J’ai également utilisé Pinterest pour avoir un tableau d’inspiration pour les personnages. Je suis quelqu’un de visuel, et j’avais besoin de visualiser mes personnages pour les descriptions, développer leurs personnalités, leur style.

Mes indispensables: du thé ( dans ma jolie tasse Alice), mon PC, de la musique et mon carnet.

J’ai écrit sur mon ordinateur, avec un logiciel basique de traitement de texte; cela permet d’avoir le nombre des mots écrits par jour. L’écriture c’est aussi faire des recherches étonnantes ( mais passionnantes) sur Google, pour créer un univers il faut avoir des bases cohérentes.

Pour mon histoire, je ne souhaite pas trop en dévoiler; mais voici quelques détails : c’est un récit dans le genre fantastique,  se déroulant à notre époque, avec une héroïne faisant d’étranges cauchemars. L’univers est assez sombre ( je le redis, j’aime les histoires qui font peur!).

 

  • Mon expérience

Au 1er jour du Nanowrimo , j’étais impatiente d’écrire, donner vie à cette histoire. J’avais peur de ne jamais atteindre le nombre de mots requis, d’être en panne d’écriture. J’ai ouvert mon logiciel et j’ai commencé à taper sur le clavier.Pour cette 1ère séance, j’ai atteint les 2308 mots, j’ai pris de l’avance sur le challenge. C’était une bonne chose pour les jours où j’ai moins écrit. On n’est pas toujours inspiré, je ne me suis jamais forcé à écrire. J’arrivais à rattraper mon retard les jours suivants.

Il y a aussi beaucoup de soutien, via les réseaux sociaux; on discute avec d’autres participants.Il y a une réelle communauté qui vous rebooste, vous donne confiance en vous. Inscrire son nombre de mots sur le site du Nanowrimo vous motive à continuer pour atteindre l’objectif.

Pendant le Nano, il y a des jours où j’ai beaucoup écrit ( entre 2 à 3h), mon récit a évolué. J’avais hâte de retrouver mes personnages, faire avancer l’histoire. C’était enthousiasmant, parfois frustrant. La fatigue peut être notre pire ennemie!

Je n’ai pas fait de session d’écriture dans des cafés avec d’autres participants du challenge, j’ai réalisé que je suis une ‘solitaire’ pour l’écriture. J’ai besoin de calme pour me concentrer sur mon récit. Beaucoup de thé, de la musique. J’avais créé une playlist sur Spotify inspiré des goûts musicaux de mes personnages ; par exemple ‘ Circa Waves‘.

 

  • Mon bilan

Au bout des 30 jours d’écriture, j’ai atteint les 50 000 mots ! J’ai écrit  au total 50 331 mots, 106 pages et mon histoire n’est pas fini. J’ai réussi mon challenge et je n’en reviens pas. J’étais assez émue quand j’ai écrit les 1ers mots; je ne me croyais pas capable de créer une histoire de A à Z.  J’étais heureuse d’arriver au bout du challenge, d’obtenir mon diplôme ( comme aux examens vous avez un joli diplôme à imprimer). C’était un projet intense! Beaucoup de sommeil à rattraper. Pendant 30 jours, j’ai mangé, respiré cette histoire. Le blog a tourné au ralenti, j’ai mis de côté les séries, j’ai lu un livre pendant ce mois. Lire m’a aidé à stimuler l’inspiration. C’est un exercice difficile ; trouver le bon mot, créer du rythme, varier le vocabulaire… Je suis encore plus admirative de ses personnes qui font de l’écriture leur métier!

Je n’ai pas fini mon histoire, je n’ai rien écrit depuis 2 mois, et mes personnages me manquent.  Quand j’écris, je m’inspire de ce qui m’entoure; ils évoluent comme moi.  J’espère mettre le point final à cette histoire dans les prochains mois.

Le Nanowrimo était une bonne expérience, pour ceux qui n’osent pas se lancer dans l’écriture, c’est un excellent exercice. Cela vous apprend à être régulier, à aller au bout d’un projet, développer votre créativité. Pendant 30 jours, il faut juste écrire, sans se poser de questions ( les corrections attendront).Ecrire une histoire m’effrayait mais ce challenge m’a prouvé que j’en étais capable. Je n’ai pas pour objectif de me faire publier, je ne me considère pas comme ‘ une auteure’; j’ai écrit pour moi et merci aux copines qui m’ont donné leur avis au fil de l’histoire.

J’espère que cet article vous aura plu et vous aidera pour vous lancer dans ce challenge. Si vous avez des questions, n’hésitez pas 😉

 

Et vous, envie de participer au Nanowrimo ?

 

 

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